
🍚 Comment bien cuire du riz japonais ? Les erreurs à éviter
Le riz japonais est bien plus qu’un simple accompagnement. Dans la cuisine japonaise, il est au cœur de chaque repas, symbole de pureté, de simplicité et de respect du geste. Pourtant, sa cuisson peut s’avérer trompeusement délicate. Chez CJD, nous savons à quel point le bon riz peut transformer une recette. Dans cet article, nous vous expliquons comment réussir une cuisson parfaite, tout en vous révélant les erreurs courantes à éviter.
💡 Le saviez-vous ? Au Japon, et pour beaucoup de Japonais, il est très mal vu de ne pas finir son riz jusqu’au dernier grain.
La cuisson du riz en plusieurs étapes
Avant toute chose, il est essentiel d’utiliser du riz rond japonais, comme le Koshihikari ou l’Akitakomachi, disponibles en épicerie spécialisée. Ces variétés ont une texture légèrement collante, idéale pour accompagner des plats japonais ou façonner des onigiri.
Pour deux à trois personnes, comptez 300 g de riz cru (soit environ 2 verres), que vous ferez cuire avec 360 ml d’eau froide. Ce rapport eau/riz (1,2 fois le volume) est la base d’une cuisson bien équilibrée, ni trop sèche, ni trop collante.
La cuisson du riz japonais suit un rituel précis, transmis de génération en génération. Que vous utilisiez une casserole, un rice cooker ou une marmite, voici les étapes essentielles :
Étape 1 : Le rinçage
Le rinçage, c’est l’étape fondamentale, trop souvent négligée. Rincer le riz permet d’éliminer l’amidon en excès et d’éviter une texture collante. Cette opération, en apparence simple, est un vrai geste de soin.
Versez le riz dans un saladier, recouvrez-le d’eau froide, puis brassez-le doucement avec la main. L’eau devient blanche : c’est l’amidon. Égouttez. Recommencez ce processus trois à cinq fois, jusqu’à ce que l’eau soit presque limpide.

Étape 2 : Le trempage
Une fois le riz bien rincé, laissez tremper le riz entre 20 et 30 minutes. Cela permet aux grains de s’hydrater uniformément pour une cuisson homogène.
Versez l’eau de cuisson (360 ml pour 300 g de riz), couvrez le récipient et laissez le riz tremper entre 30 minutes et 1 heure à température ambiante. En été, une demi-heure suffit. En hiver, prolongez jusqu’à une heure. Ce temps de repos garantit un cœur tendre et une cuisson uniforme.
Étape 3 : La cuisson
La cuisson peut se faire dans un cuiseur à riz, comme dans de nombreux foyers japonais, ou dans une casserole à fond épais avec couvercle.
Ici, le respect du ratio eau/riz est très crucial : trop d’eau et le riz deviendra pâteux, pas assez et il restera croquant. Vous devez ajouter environ 10 a 20% d’eau supplémentaire que le riz.
Si vous utilisez une casserole, portez le riz à ébullition à feu moyen. Dès que l’eau bout, baissez à feu doux, couvrez hermétiquement, et laissez cuire 12 minutes sans jamais ouvrir le couvercle. Le riz va absorber l’eau progressivement tout en développant ses arômes. Cette phase est aussi importante que délicate : le feu doit être doux mais constant.
Une fois les 12 minutes écoulées, retirez du feu et laissez reposer encore 10 minutes, toujours sans ouvrir. La vapeur finira de cuire le riz et apportera sa texture moelleuse et brillante.

Étape 4 : L’aération
Après le temps de repos, découvrez le riz. Un parfum doux et chaud se dégage. C’est maintenant qu’intervient l’aération, une étape que les Japonais prennent très au sérieux.
Munissez-vous d’une spatule en bois (shamoji) et soulevez délicatement le riz en tranches verticales, sans l’écraser. Ce geste permet de séparer les grains, de faire évacuer l’excès d’humidité et d’équilibrer la température. Dans les cuisines traditionnelles, on ventile même le riz à l’éventail pour lui donner brillance et tenue. Une attention au détail qui en dit long sur la culture japonaise.
FAQ
Quelle est la meilleure façon de faire cuire du riz ?
Il n’y a pas une seule bonne méthode, mais plusieurs. Cela dépend de votre équipement et de vos habitudes :
- Le rice cooker : parfait pour une cuisson régulière, sans stress. Très utilisé au Japon.
- La casserole : méthode traditionnelle et très fiable si l’on maîtrise le feu.
- Le donabe (marmite japonaise) : cuisson rustique, plus lente, mais avec une texture exceptionnelle.
Chez CJD, nous pensons que l’important est de respecter le grain : le rincer, le laisser reposer, le cuire avec patience.
Dégustation et conservation du riz japonais
Le riz japonais se déguste nature, ou accompagné de légumes, de poisson ou d’une soupe miso. Il est également la base du bento et des onigiris.
💡 Conservation :
- Ne le mettez jamais au frigo (il durcit).
- Conservez-le à température ambiante dans un récipient fermé, et consommez-le dans les 24 heures.
- Sinon, congelez-le par portions, puis réchauffez-le à la vapeur.
Quel volume d’eau faut-il pour cuire du riz japonais ?
La règle générale est simple :
-
1 volume de riz = 1,2 volume d’eau (ou 20 % d’eau en plus).
Mais cela peut varier selon la variété (koshihikari, akitakomachi...) et votre méthode.
👉 Si vous utilisez un rice cooker, fiez-vous aux repères à l’intérieur de la cuve.
👉 En casserole, ajustez légèrement selon votre feu et la taille du récipient.
Comment bien cuire le riz à sushi ?
Le riz à sushi demande un soin tout particulier :
- Même rinçage + trempage
- Cuisson identique à un riz classique japonais
-
Assaisonnement après cuisson, avec un mélange de :
- 3 c. à soupe de vinaigre de riz
- 1 c. à soupe de sucre
-
1 c. à café de sel (pour 300g de riz cru)
Mélangez délicatement pendant qu’il est encore chaud, puis laissez refroidir à température ambiante (jamais au frigo).